|
1991, Philadelphie : en plein jour, en milieu d’après-midi, deux agresseurs attaquent deux jeunes filles à la sortie de la station de métro Fern Rock, alors qu’elles sont en train d’acheter des tickets de transit. L’une d’elles, Chedell Williams, 17 ans, est abattue par arme à feu. Ses boucles d’oreilles lui seront dérobées et les deux hommes s'enfuient en voiture, où un troisième complice les attend. Aussitôt, ce meurtre gratuit, barbare, incompréhensible, fait la Une des journaux et met toute la ville en émoi. La police de Philadelphie, tenant à se racheter d’une réputation entachée par la corruption et le racisme, et soucieuse de calmer l’opinion publique, promet alors de retrouver le meurtrier et de le punir. Elle procède à des interrogatoires quelques peu hasardeux dans le quartier, au cours desquels un nom apparaît, perdu dans la foule des renseignements : Jimmy Dennis. Dès lors, la police n’a de cesse chercher les traces de sa culpabilité, sans trouver de preuve réelle. Mais elle tient bon : il faut "un" coupable ! Ainsi, un mois plus tard, Jimmy Dennis, 21 ans à l’époque, est inculpé pour le meurtre de Chedell Williams. Deux autres complices sont également soupçonnés, mais seul Jimmy est arrêté. Dans un premier temps, Jimmy est inculpé, non seulement pour l’assassinat de Chedell, mais aussi pour quatre autres vols ! Par la suite, ces dernières accusations sont abandonnées et seule demeure la condamnation pour meurtre. Malgré la révolte de Jimmy qui maintient son innocence, les incompétences conjuguées de la police et des autorités (son avocat, entre autres, ne s'est aucunement occupé du dossier comme une affaire de cette envergure l'aurait mérité) ont pour effet d'en faire le coupable tout désigné. Pour Jimmy, la sentence est radicale : c’est la mort… En juillet 1998, la Cour Suprême de Pennsylvanie refuse à Jimmy un nouveau procès… refus décidé à seulement quatre voix contre trois ! Devant être exécuté le 7 janvier 1999, il a heureusement obtenu un délai de grâce. Cependant, encore aujourd’hui, son avenir est plus qu’incertain. Jimmy est actuellement détenu dans la prison de SCI Greene, à Waynesburg, dans des conditions déplorables : il a quelques années, alors qu'il était gravement malade et que son état nécessitait une opération, Jimmy se l'est vue refuser par le médecin de la prison sous prétexte que "tout allait bien"... Jimmy est aujourd'hui rétabli mais ce manquement d'assitance médicale aurait bien pu lui coûter la vie. Par ailleurs, des rapports indiquent qu'environ 90% du personnel de l'encadrement pénitenciaire d'SCI Greene est soit membre direct du Ku-Klux-Klan (organisation raciste extrêmiste), soit affiliés à leurs idées. Le comble étant qu'ils ne se donnent pas même la peine de camouffler leurs tatouages "KKK" qui témoignent de leur appartenance à ce groupe. Par ailleurs, Jimmy et ses co-détenus ont également été victimes de divers abus tels que, par exemple, des repas au contenu douteux (morceaux de plastique et autres) en guise de ration. Aujourd'hui, plus de dix ans après le début de l'affaire, Jimmy, ses avocats et des sympathisants se battent pour que justice soit faite : car si la peine de mort est par nature inadmissible, elle l'est bien sûr encore plus lorsque le condamné en question est visiblement innocent. Or, c'est bien le cas ici, comme vous pourrez vous en rendre compte en consultant les sections "Incohérences" et "Injustices" de ce site, qui relatent avec plus de détails les diverses bavures de l'affaire... Vous pourrez ensuite, si vous le souhaitez, apporter vous aussi votre soutien à Jimmy pour que cette terrible injustice soit enfin réparée.
|
|
|  |
| Jimmy chez lui, avant son arrestation |
| Une autre photo de Jimmy chez lui |
|
|